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Déguster sucreries et gourmandises…

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Le plein d’amandes dans le centre

À Montargis, la façade néogothique de la maison Mazet annonce les noces de la gourmandise et de l’histoire. Ce que confirme le décorum intérieur  poutres peintes, vitraux… et surtout, cheminée monumentale où des personnages regardent les comptoirs en bois chargés de friandises.

Impossible de ne pas croquer l’amande caramélisée, inventée en 1636 pour la maréchal duc de Praslin et qui fit les délices de la cour. Depuis, les Praslines Mazet ont conquis Paris et s’accompagnent de spécialités à la nougatine, a chocolat, voire au gingembre.
Voilà qui donne de l’énergie pour compter les 131 ponts de la « Venise du Gâtinais » avant de descendre le Loing jusqu’à la jolie cité de Nemours.

Chez Des Lis , on visite un petit musée du chocolat et on fait le plein de coquelicots : en bonbons, e liqueur ou en confit…avant de poursuivre jusqu’à Moret-sur-Loing, fief du peintre Sisley et des sucres d’orge. Un charmant moulin musée sis sur la rivière raconte, dès la mi-mars, leur religieuse et tricentenaire origine.

À chacun sa gaufre dans le nord

Les grands-mères d’antan les préparaient pour leurs petits-enfants en cadeau de bonne année. Les occasions sont désormais plus nombreuses, surtout si on visite le petit musée de la gaufre et l’atelier de Jean-François Brigant à Houplines. Après un regard intéressé sur la collection de gaufriers et de feux flamands, on admire le coup de lame de l’expert qui ouvre la gaufre tout juste cuite pour la fourrer. Aux traditionnelles garnitures à la vanille ou à la vergeoise s’ajoutent le rhum, la chicorée, la violette, le spéculoos ou le pain d’épices… ces deux dernières variantes se mariant fort bien au foie gras.

Jouxtant Armentières, Houplines n’est qu’à 20 kilomètres de Lille où vous pourrez faire la comparaison avec les gaufres de la splendide maison Méert. Le général de Gaulle était, paraît-il, fort friand des classiques à la vanille de Madagascar. Mais peut-être, confortablement installé parmi les boiseries Louis XVI du salon de thé, préférerez-vous une « éphémeert » aux pistaches et griottes ?

La Grand-Place et la Vieille Bourse ne sont qu’à quelques pas, la rue Necker plus loin, mais la Nougaterie vaut le détour… pour ceux qui n’iront pas à Montélimar. Fabriqué à l’ancienne avec les techniques méridionales, son nougat intègre même du spéculoos. Il ne lui manque guère que la chicorée, qui donne un doux goût de moka à tant de spécialités, et possède son musée à Orchies (25 kilomètres). Faïences ou plaques émaillées y racontent l’épopée de cette plante médicinale devenue boisson qui fit la fortune des Leroux. De saga familiale et de bons produits, il sera encore question chez Despinoy près de Cambrai (45 kilomètres)… mais gare, les bêtises vous guettent au détour de la fabrique !

Biscuits et gâteaux à gogo à l’ouest

Si les biscuiteries traditionnelles ouvrent la Bretagne, Bénodet a l’avantage d’en posséder deux qui partagent leur savoir-faire. Après un tour dans le port de plaisance sur l’estuaire de l’Odet ou sur une plage, gagnez la biscuiterie de Bénodet pour voir le jeune William aplatir la pâte d’un kouign-amann, ou façonner un gâteau breton à la framboise. N’hésitez pas à lui poser des questions !

Chez Francis Garrec,une vitre isole de l’atelier mais vous assisterez à la fabrication des crêpes retournées par une machine , puis à celle des palets et des galets. Après le passage en boutique, remontez maintenant l’Odet à la nage ou en voiture, jusqu’à Quimper pour admirer le minutieux enroulage des crêpes dentelle.

Sur la nationale du nougat dans le sud

Même déclassée, l’ex-nationale 7, comme le chantait Charles Trenet, « C’est une route qui fait recette ». La preuve la plus récente en a été donnée à Tain-l’Hermitage en octobre dernier. Fief viticole avec le fameux hermitage, la cité rhodanienne abrite aussi la fort réputée chocolaterie Valrhona. D’où cette nouvelle cité du Chocolat qui, derrière sa façade végétalisée, ambitionne de titiller tous les sens et de lutter contre les idées reçues : « Ne vous fiez pas qu’au pourcentage de cacao ! » Des cabosses tropicales aux sculptures de créateurs, au fil d’un parcours émaillé de dégustations, les palais s’affinent avant de craquer dans une boutique des mieux achalandées.

Vous pourrez faire un second écart, cette fois-ci routier, pour gagner Romans-sur-Isère (à 20 kilomètres). Cette capitale de la chaussure est aussi celle de la pogne, couronne briochée à la fleur d’oranger que l’on voit pétrir chez Pascalis. Les fans de sucre choisiront le Saint-Genix, une version aux pralines rouges. Retour sur la « route des vacances » à Valence où la pâtisserie Nivon, vidéo à l’appui, perpétue la tradition du suisse. On se fera un plaisir de vous conter l’origine papale de ce petit bonhomme de pâte sablée aux écorces d’orange.

Un baiser sous le fameux kiosque immortalisé par l’illustrateur Peynet, face aux monts ardéchois, et vous filerez sur Montélimar (45 kilomètres). On ne présente plus la friandise de miel, d’amande et de pistache qui en fait le renom et qu’on proposait aux vacanciers pris dans les embouteillages de la nationale. Les nougatiers sont toujours là, tel l’excellent Arnaud Soubeyran et son petit musée, mais vous pourrez aussi retourner en enfance dans un étonnant palais des bonbons.

L’anis de l’abbaye à l’est

Il faut presque se pincer pour croire qu’un des plus beaux villages de France abrite dans un même lieu une crypte carolingienne et la fabrique d’un bonbon exporté par millions.

C’est le tour de force de Flavigny et de ses graines d’anis enrobées de sirop de sucre. Après un passage en salle de bassines de cuivre, place à la boutique de l’abbaye où la sucrerie se décline en étui ou dans ses célèbres boîtes.

À tester : une dizaine de parfums naturels, et une version mini, pas plus grosse qu’un grain de riz.

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