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A la montagne, sans dévaler les pistes…

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Une station pleine d’âme dans les Alpes du nord

Au cœur du village, une église au baroque clocher à bulbe, à ses pieds une halle appelée ici grenette, autour, une place ceinte de maisons typiques ; plus loin des hameaux d’ancestraux chalets, le tout arrosé par la rivière le Borne : voilà planté le décor, quasi inchangé depuis le XVIIe siècle. Il fallait alors résister au rude hiver alpin : c’est l’ingéniosité des anciens que devoilé la visite de la Maison du patrimoine du Grand-Bornand, une ancienne ferme.

Le tuyé, cheminée démesurée utilisée pour les fumaisons, servait aussi à réchauffer l’air. L’étable, et sa chaleur animale, également. C’est là, dans l’odorant « coin à codire », que se tenaient les veillées hivernales, amicales et conviviales…celles d’aujourd’hui organisées par la Maison le sont encore. On y parle traditions et race Abondance, la vache locale, mère du reblochon. Elles seraient autant que d’habitants, plus de 2000 !

Certaines fermes accueillent les visiteurs pour leur montrer la fabrication et leur offrir une dégustation. De papilles émoustillées, il est aussi question à l’issue des visites guidées du village, à la fois historiques et gourmandes. La découverte du terroir peut également se faire raquettes aux pieds lors d’une soirée fondue sous tipi.

De jour, les balades en raquettes ont pour thèmes les bouquetins, l’architecture, la vie locale ou les seuls, et très suffisants, superbes paysages. Ceux-là, on peut les embrasser en s’essayant à la marche nordique sur neige. Plus reposante, la balade en traîneau tiré par un cheval de trait devient féerique la nuit tombée. Pour changer d’horizon, on s’échappe vers Annecy, son château et ses musées, ou vers Talloires, au bord du lac aussi, pour admirer ce miroir d’eau serti de blanc.

Les pieds dans la poudreuse dans les Alpes du sud

Au creux de la vallée, la Guisane coule, et relie les villages de Saint-Chaffrey, La Salles-les-Alpes et Monêtier. Chacun s’ordonne à sa façon autour d’une église…une variété d’ambiances que l’hiver amoindrit : son manteau neigeux arrondit et aplanit presque le bâti. Cette poudreuse est idéale pour la raquette : les pieds s’enfoncent lentement dans la neige, s’en extraient à la même allure, et la marche, ralentie, amortie, n’en est que plus jolie. Tout comme la montagne environnante, cotonneuse et silencieuse.

On peut pénétrer le paisible Parc des Écrins, se lancer sur l’un des parcours balisés ou se cultiver avec un guide sur la nature et le patrimoine. Sous une accueillante yourte, des pauses culinaires sont même proposées. À la tombée de la nuit, quand s’estompe le contour des sommets, les sens prennent plus d’acuité, et les balades nocturnes, plus d’intérêt encore. Pour un amusant baptême en traîneau, le jour est préférable : les chiens s’excitent à l’approche de leur musher, tractent ensuite avec hargne, s’effondrent après une course effrénée.

Marcher, tout simplement, est aussi possible : en fond de vallée pour le plaisir, ou dans les villages pour détailler, par exemple, les fresques du XVe siècle de la chapelle du Monêtier, le musée « Autrefois mon village » de La Salle-les-Alpes, les fortifications Vauban, classées par l’Unesco, à Briançon… Plus actives sont les originales activités mécaniques proposées : balade et conduite de dameuse, pilotage d’automobile sur glace, en toute sécurité, ou d’un deux roues à patins. Sans oublier de se relaxer : dans les bassins des Grands Bains de Monêtier, coule une eau de source naturelle à 37°C.

Un peu plus près des étoiles dans le Pyrénées

Après une vertigineuse ascension en télécabine, on domine les Pyrénées. Là-haut , à 2 877 mètres, ce n’est pas le manque d’oxygène qui vous coupe le souffle, mais la beauté de la blanche mer neigeuse environnante. Des étoiles plein les yeux, on scrute celles du ciel, depuis l’observatoire construit en 1873. Grâce au musée et aux visites guidées, tout s’éclaircit. Redescendu du pic, on s’essaie à des sports plus terre à terre: balades en raquettes, baptêmes de motoneige et chiens de traîneaux. Puis immergé dans un des jacuzzis extérieurs sur le toit du centre balnéo Aquensis de Bagnères-de-Bigorre, on observe le ciel…d’un autre œil !

En petite Sibérie dans le massif du Jura

Quel meilleur endroit que le Val de Mouthe, surnommé « la petite Sibérie française », pour observer la faune boréale ? À 1200 mètres d’altitude, près de la frontière suisse, dans une neige abondante et un froid rigoureux, la harde de rennes libérée du  Père Noël semble à son aise. Tout aussi placides , les yacks, bisons d’Europe et autres aurochs surveillent d’un œil la meute des chiens du Groenland.

 Le Parc polaire de Chaux-Neuve n’est qu’à 20 km de la station de Métabief où l’on goûte avec plaisir toute la déclinaison des fromages comtois. Dans la Grange qui leur est dédiée, sur écran, puis en surplomb des deux ateliers de production, le mont-d’or est moulé puis sanglé, le comté pressé et le morbier garni de suie de charbon de bois..

De quoi enchaîner ensuite les balades qu’elles soient à raquettes, sur une centaine de kilomètres de pistes balisées, dont une éclairée la nuit, en traîneau tiré par des chiens ou des chevaux, ou en télésiège. Celui du Monrond, accessible aux piétons, offre, à 1420 mètres, une vue panoramique sur les sommets alpins. On en compterait jusqu’à 300 par temps clair.

Tranquillité assurée dans le Massif Central

Bien malin qui, l’été, peut deviner qu’ici se cache une des stations familiales les plus agréables du massif du Sancy…Discrète, voire secrète, Chastreix l’est assurément. Ce qui ne gâche rien lorsqu’on suit, skis aux pieds, les traces de chevreuil dans le cirque glaciaire de la Fontaine salée, au cœur de la réserve naturelle.

Côté village, peu d’animations, mais une belle église médiévale ç nef unique où la Vierge noire, volée, n’est plus qu’une copie. En station, à 1400 m, à vous les raquettes, luges pour les petits et chiens de traîneaux.

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